A la rencontre du BRGM avec Michel LECLERCQ

Vendredi 16 Septembre 2011

A la rencontre du BRGM avec Michel LECLERCQ
Comment est né le BRGM ?

Napoléon III avait établi en 1868 le premier service de la carte géologique de la France. Le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) a été créé par décret en 1959 afin de fusionner les différents bureaux miniers éparpillés dans le Monde dont beaucoup en Outremer. C’est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC).
Il dépend de 2 ministères de tutelle : le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement.

Quelles sont les missions du BRGM ?

Nous poursuivons 2 objectifs majeurs :
Comprendre les phénomènes géologiques et les risques inhérents développer des méthodologies et les outils nécessaires à la gestion du sol, du sous-sol et des ressources, à la prévention des risques naturels et des pollutions afin de produire et de diffuser des données de qualité.
Cette activité de recherche se réalise à travers des projets à cofinancements multiples (régions, départements, Europe) et des partenariats avec les agences d’objectifs (ANR, Agences de l’eau, Ademe...).

Nous mettons en place 4 types dactions :

Observation du sol et du sous-sol, capitalisation et diffusion de la connaissance études méthodologiques et synthèses expertise publique indépendante formation et transfert de savoir.
Le catalogue est disponible

Le BRGM est par exemple en charge de la gestion de la base de données des sous-sols régionaux.

En région Centre, nous avons un ingénieur et un technicien dédiés à la récupération des informations et des déclarations sur tous les forages réalisés. Annuellement, la base enregistre plus de 1000 déclarations. On estime que sur ces 1000 déclarations annuelles, 30% ont une visée géothermique.

Entrepreneurs et maîtres d’ouvrages, il faut que vous sachiez qu’au-delà de la réglementation en vigueur sur les forages, c’est une obligation depuis 2010 de déclarer les ouvrages en mairie, et ce, quelle que soit leur profondeur. De même, le BRGM gère le réseau patrimonial piézométrique (les forages qui vont dans les nappes souterraines). En région Centre, on recense 171 points de mesure (des piézomètres) dont 61 gérés par le BRGM et 110 par la DREAL. Cela nous permet d’éditer régulièrement des cartes représentant l’évolution du niveau des nappes souterraines, très utiles par exemple au préfet en cas de sécheresse afin qu’il puisse prendre rapidement des arrêtés.

Nous avons obtenu en 2004 la certification ISO 9001 pour la totalité des activités du BRGM. Les laboratoires d’analyse sont quant à eux accrédités COFRAC sur les matrices environnementales. Le BRGM est par ailleurs labellisé institut Carnot pour la deuxième fois.

Comment le BRGM est-il financé?

Chaque année, nous recevons une dotation budgétaire de l’Etat mais nous établissons également des contrats avec des services de l’Etat, des collectivités, des établissements publics ou des entreprises du monde économique, notamment en région Centre.

Quels sont les projets en cours ?

Le BRGM met en oeuvre une approche interdisciplinaire pour contribuer au développement de la géothermie sous toutes ses formes, en s’appuyant sur un accord-cadre signé en 2008 avec l’ADEME. Le Comité National de la Géothermie, instance de concertation à cinq collèges chargé par les pouvoirs publics de formaliser des recommandations et des propositions d’actions sur cette énergie renouvelable, est placé auprès du conseil d’administration du BRGM.
En matière de recherche, le BRGM dispose d’une plateforme d’expérimentation performante sur la géothermie, qui permet de tester l’influence de différents paramètres (météorologie, profondeur…) sur les échangeurs géothermiques. D’autres sujets innovants font appel à la pluridisciplinarité de nos équipes tel que le stockage du CO2 ou encore de l’énergie.

A la rencontre du BRGM avec Michel LECLERCQ
Présentez-nous votre dernière actualitélENAG :

Une école vient en effet d’être créée à l’initiative du BRGM : l’Ecole Nationale d’Applications des Géosciences. L’ENAG propose un cycle de formation intitulé « Gestion durable des ressources minérales », de 16 mois dont 6 mois en entreprise. La formation se décline suivant trois principaux axes :
Géologie Minière (exploration et exploitation), Gouvernance (droit, économie, gestion, responsabilité sociétale des entreprises, …) et Géotechnologies (valorisation des minerais, réhabilitation d’anciens sites miniers, …). Il vise à former des professionnels responsables et adaptables, aptes à intégrer les groupes miniers et les organismes publics en charge de la gestion des ressources minérales.

Nous avons mis en place cette formation car la gestion durable des ressources minérales passe nécessairement par la connaissance du sous-sol et la compréhension des processus naturels et anthropiques qui s’y déroulent. Cette école était une nécessité et un maillon qui manquait entre l’ingénieur de formation et le monde économique. A noter que les écoles de terrain occupent une place importante dans la formation puisqu’environ 1 mois et demi se passent sur le terrain. En effet, le travail de terrain se situe au coeur du métier de géologue.
La formation offre ainsi des perspectives professionnelles de haut niveau dans les domaines de la recherche et du développement, de l’exploration minérale, de la production et de la gestion durable des sites d’exploitation. Les candidats sont recrutés à niveau Bac+5 (école d’ingénieur ou Master Universitaire) et le diplôme délivré est validé par l’Université d’Orléans à niveau Bac+6. La première promotion (rentrée en 2010) compte 12 étudiants, tandis que la promotion suivante en compte 15.

Biographie Express de Michel Leclercq :

Diplômé du CNAM « chimie industrielle » en 1977. Il commence sa carrière à la COGEMA dans les mines d’uranium à Arlit au Niger en 1978.
En 1984, il rentre en France et intègre le BRGM pour lequel il développera notamment une mine d’or au Soudan et un projet de pierre ponce en Turquie.

Puis en 1998, il rejoint la filiale ANTEA où il crée le service « Valorisation des déchets ».

En 2003, à la vente d’ANTEA à une société privée, Michel Leclercq revient au BRGM prendre la direction du Service Géologique de Bretagne.

En 2009, c’est le retour à Orléans en tant que :
- Directeur du service géologique de la région Centre ;
- Directeur du Groupement des Services Géologiques
Centre Ouest du BRGM (Île de France, Bretagne, Pays de Loire et la Haute et Basse Normandie) ;
- Adjoint au Chef de Service des Actions Régionales(SAR) qui anime le réseau des 175 agents des services régionaux.

En 2010, il représente le BRGM au bureau dupôle de compétitivité DREAM Eau et Milieux, où il anime le domaine d’activité stratégique «
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VD